
Bruno Retailleau
Programme et positions pour la présidentielle 2027
Toutes les positions de Bruno Retailleau sur les thèmes de la présidentielle 2027. Pour découvrir le candidat qui vous correspond, faites le quiz.
À propos
Président des Républicains (depuis mai 2025), sénateur de la Vendée et ancien ministre de l'Intérieur (2024-2025). Désigné candidat LR à l'élection présidentielle 2027 par 73,4 % des adhérents (avril 2026).
Positions sur les grands thèmes
Écologie
Instaurer une taxe carbone aux frontières sur les produits importés qui ne respectent pas les normes environnementales françaises et européennes.
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Mesure portée par le programme LR pour préserver la compétitivité des entreprises soumises aux normes écologiques face à une concurrence étrangère ne les appliquant pas. Retailleau se positionne pour une écologie « économiquement vertueuse » distinguant contraintes réglementaires et innovation. (position parti, candidate non détaillée sur le taux ou le périmètre)
Rebâtir un parc nucléaire en prolongeant les réacteurs existants et en relançant les compétences industrielles françaises ; mettre fin aux subventions publiques à l'éolien et au photovoltaïque.
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Dans une tribune co-signée avec François-Xavier Bellamy et Julien Aubert (juillet 2025), Retailleau propose d'arrêter les appels d'offres non attribués pour l'éolien et le solaire et de placer le nucléaire comme « pilier industriel » exclusif de la stratégie électrique française. Aucun calendrier ou chiffre précis de réacteurs à construire n'est détaillé publiquement.
Défendre la neutralité technologique dans les objectifs de décarbonation de l'UE, en refusant les mandats idéologiques imposant les renouvelables.
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Retailleau et LR soutiennent que la priorité donnée aux renouvelables par les directives européennes constitue un choix idéologique défavorable à la compétitivité française. La position LR est de conditionner tout soutien à l'énergie à la capacité à assurer la production de base sans intermittence. (position parti, candidate non détaillée sur le mécanisme précis)
Éducation
Créer des établissements spécialisés pour mineurs violents dans chaque département, avec règlement strict et encadrement renforcé, en réponse à l'augmentation des rixes.
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Retailleau propose d'appliquer l'article 227-17 du Code pénal sanctionnant les manquements graves à l'autorité parentale et de conditionner les aides sociales au respect des obligations éducatives. Ces structures s'inscriraient dans sa « révolution pénale » visant à rompre les cycles de délinquance dès le premier délit grave.
Étendre la loi de 2004 sur les signes religieux aux sorties scolaires, en interdisant le port du voile aux parents accompagnateurs considérés comme représentants de l'école.
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Retailleau a déclaré en janvier 2025 que « les sorties scolaires, c'est l'école hors les murs : les accompagnatrices n'ont pas à être voilées ». Il se dit également favorable à l'interdiction du voile islamique à l'université. Actuellement, les parents accompagnateurs ne sont pas soumis à l'obligation de neutralité religieuse.
Rétablir une école fondée sur le mérite et la transmission des savoirs fondamentaux ; donner de l'autonomie aux établissements scolaires et revaloriser le statut et les salaires des enseignants.
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Position portée par LR dans ses groupes thématiques 2025 : garantir l'égalité des chances par le mérite plutôt que par le nivellement, accorder aux chefs d'établissement plus de latitude pédagogique, et rehausser les rémunérations enseignantes pour attirer et fidéliser les professeurs. Retailleau salue le travail de SOS Éducation, association promouvant l'école de l'exigence. (formulation générale, programme à préciser)
Emploi
Passer le seuil annuel de travail de 1 607 à 1 623 heures (16 heures supplémentaires) avec exonération totale de cotisations salariales et patronales et d'impôt sur le revenu au-delà de ce seuil (hors CSG/CRDS).
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Le gain estimé pour un salarié touchant 2 115 € nets est de 230 €/mois. Cette mesure s'inscrit dans un objectif de génération de 2 % de croissance supplémentaire et 30 milliards d'économies. Retailleau annonce également vouloir éliminer 40 milliards de charges pour les entreprises : 15 milliards via la réforme du financement de la protection sociale, 10 milliards par l'exonération sur les heures supplémentaires, 15 milliards par la suppression des taxes de production (C3S, CVAE, CFE).
Relancer la réforme de l'assurance chômage en appliquant l'arrêt de l'allocation après un troisième refus d'offre d'emploi raisonnable ; encadrer les ruptures conventionnelles.
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Retailleau reprend la réforme portée par Gabriel Attal. Il vise 13 milliards d'économies annuelles via : critères d'éligibilité resserrés, plafonnement des indemnités de licenciement à six mois, alignement des travailleurs frontaliers, et dégressivité des allocations pour les hauts revenus. Le coût actuel des ruptures conventionnelles est estimé à 9 milliards par an.
Réviser le cumul emploi-retraite en instaurant une exonération de cotisations pour les seniors qui reprennent une activité, avec une pension revue en contrepartie.
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Retailleau propose que les seniors reprenant une activité bénéficient d'exonérations de cotisations, financées par une baisse de 30 % de la pension. L'objectif est d'inciter le retour au travail des retraités qualifiés face aux tensions de main-d'œuvre. Ce mécanisme s'inscrit dans la réforme des retraites qu'il juge indispensable pour préserver le système par répartition.
Éthique
S'opposer à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) et à l'extension de la PMA, au nom de la protection des femmes et de la dignité humaine.
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Retailleau fustige la GPA comme permettant « à des hommes riches de louer le ventre de femmes pauvres » et la qualifie de « tromperie sémantique ». Il s'est déclaré opposé à la PMA pour toutes lors des débats de 2021. Catholique conservateur, il avait milité pour l'abrogation du mariage pour tous lors de la campagne 2017.
Créer un « revenu familial » de 240 €/mois dès le premier enfant, atteignant près de 1 000 €/mois au troisième enfant, en remplacement des dispositifs existants comme les allocations familiales.
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Le coût brut du dispositif est estimé à 40,3 milliards €, compensé par 41 milliards d'économies sur les aides actuelles. Les familles étrangères devront justifier de 5 ans de résidence et d'emploi. Les parents coupables de manquements graves aux obligations parentales verront leurs prestations suspendues. Retailleau classe cette mesure dans sa politique familiale pour répondre à la natalité en baisse.
Réviser la Constitution pour rétablir la primauté du droit national sur les normes européennes et internationales lorsque les intérêts fondamentaux de la France sont en jeu.
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Retailleau propose de modifier l'article 55 de la Constitution, qui confère aux traités internationaux une autorité supérieure aux lois, pour permettre au Parlement de déroger aux normes supranationales sur des sujets comme l'immigration, la justice pénale ou la sécurité. Des constitutionnalistes soulignent la complexité de cette réforme vis-à-vis des engagements européens.
Finances Publiques
Supprimer les principales taxes de production pesant sur les entreprises (C3S, CVAE, composante industrielle de la CFE) pour un allègement de 15 milliards d'euros.
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Retailleau identifie un écart de compétitivité de 67 milliards d'euros entre la fiscalité pesant sur les entreprises françaises et leurs voisines européennes. La suppression de ces taxes de production vise à combler partiellement cet écart, aux côtés de la réforme du financement de la protection sociale (15 milliards) et de l'exonération sur les heures supplémentaires (10 milliards).
Maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans, allonger la durée de cotisation, et instaurer un pilier obligatoire de capitalisation pour constituer 1 000 milliards de capital productif.
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Retailleau juge la réforme des retraites « nécessaire pour préserver notre régime par répartition ». Il propose d'adopter les textes de réforme complémentaire « dans les deux premières années du mandat ». Il soutient la suppression des régimes spéciaux et l'encadrement des départs anticipés pour longue carrière ou pénibilité, tout en voulant augmenter les petites pensions.
Réduire les dépenses publiques de 120 milliards d'euros d'ici 2032, condition nécessaire au redressement durable des finances publiques.
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Retailleau présente cet objectif comme la « condition sine qua non du redressement durable ». Il critique le budget 2026 (qu'il qualifie de « hold-up du siècle ») pour avoir privilégié 53 milliards de hausses d'impôts à des économies structurelles. Il propose 30 milliards d'économies immédiates via la réduction des dépenses sociales, de l'administration et des transferts aux collectivités.
Immigration
Modifier la Constitution pour permettre un référendum soumettant aux Français une loi visant à réduire drastiquement l'immigration légale et irrégulière.
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Retailleau propose d'étendre le champ de l'article 11, qui ne permet actuellement pas de consulter les Français sur l'immigration. Cette révision constitutionnelle est présentée comme son « premier acte » présidentiel. Il envisage aussi la voie de l'article 89 (adoption par les deux assemblées puis Congrès à 3/5e). Des constitutionnalistes soulignent les obstacles liés aux engagements européens de la France.
Remplacer l'Aide médicale d'État (AME, 1,1 milliard €/an) par une aide d'urgence médicale restreinte aux soins vitaux pour les étrangers en situation irrégulière.
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Retailleau défend cette mesure depuis son entrée au gouvernement. Le budget AME a déjà été réduit de 200 millions d'euros pour 2025 au Sénat. Cette proposition a divisé la majorité gouvernementale : la ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq s'est déclarée opposée à la suppression de l'AME. Retailleau l'avait portée contre l'avis du gouvernement Bayrou.
Amplifier et systématiser les mesures d'éloignement : recours accru à la rétention administrative, exécution prioritaire des OQTF, pression sur les pays d'origine via les visas.
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Lorsqu'il était ministre de l'Intérieur (2024-2025), Retailleau a augmenté les expulsions forcées de 22,6 % au 1er semestre 2025 (32 379 éloignements totaux, +15,7 % sur l'année). Il avait adressé une circulaire aux préfets demandant « des résultats » et proposé de pénaliser le séjour irrégulier (amende de 3 750 €). Des difficultés subsistaient avec certains pays (notamment l'Algérie : moins de 100 OQTF exécutées depuis début 2025).
Institutions
Réviser l'article 11 de la Constitution pour étendre le champ du référendum législatif à l'immigration, la justice pénale et la protection des intérêts nationaux fondamentaux.
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Retailleau annonce en février 2026 que sa première action présidentielle sera de modifier la Constitution. La révision viserait à permettre au président de soumettre directement aux Français des textes que le Parlement ne pourrait pas adopter. Il distingue cette démarche du référendum d'initiative citoyenne (RIC), qu'il juge susceptible de générer de la « violence » politique.
S'opposer à toute intégration fédérale accrue au sein de l'UE ; redonner la primauté au droit national sur les normes européennes pour les sujets d'intérêt national fondamental.
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Retailleau critique l'influence de la CEDH et de la Cour de justice de l'UE sur la politique migratoire et pénale française. Il se dit favorable au libre-échange mais a soutenu le rejet du CETA par le Sénat au nom de la protection des agriculteurs. Son projet institutionnel associe référendums fréquents, primauté du droit national et repositionnement de la France dans ses engagements supranationaux.
Rétablir les courtes peines de prison dès le premier délit grave ; supprimer ou encadrer strictement le rôle du juge de l'application des peines (JAP) pour garantir l'effectivité des condamnations.
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Retailleau propose d'abroger la loi Belloubet de 2019 qui a rendu les peines courtes pratiquement inexécutables. Il dénonce des mineurs délinquants accumulant 10, 15, voire 30 condamnations sans sanction réelle. Cette réforme du droit pénal constitue pour lui une « révolution » voulant rompre les cycles de délinquance par la sanction immédiate.
Politique Étrangère
Construire l'autonomie stratégique européenne au sein du pilier européen de l'OTAN, en coopération avec la Grande-Bretagne, sans créer d'armée européenne intégrée.
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Retailleau préconise que l'Europe cesse d'« externaliser » sa sécurité aux États-Unis, en développant des programmes d'armement majeurs en coopération, notamment avec le Royaume-Uni. Il soutient la loi de programmation militaire 2024-2030 mais ne détaille pas de cibles budgétaires propres à son programme 2027 au-delà du cadre existant. (position déclarée, programme à préciser)
Adopter une posture diplomatique ferme vis-à-vis de l'Algérie en conditionnant l'attribution des visas à la coopération sur les réadmissions d'expulsés.
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Retailleau déplore la « complaisance » de la présidence envers le régime algérien, qui a refusé systématiquement depuis avril 2025 d'accueillir ses ressortissants expulsés de France. Il a demandé lors de son passage au gouvernement à avoir la maîtrise de la politique des visas (au lieu du Quai d'Orsay). Lors d'une visite au Maroc (avril 2025), il a annoncé un groupe de travail franco-marocain pour faciliter les réadmissions.
Soutenir militairement l'Ukraine en lui fournissant les moyens de se défendre, sans engagement de troupes françaises au sol ni partage de la dissuasion nucléaire.
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Retailleau a exprimé en mars 2024 que « la France doit donner dès aujourd'hui à l'Ukraine les moyens de se défendre ». Il critique néanmoins Emmanuel Macron pour avoir « instrumentalisé » la guerre en Ukraine à des fins électorales (2025). Il s'oppose fermement au partage de la dissuasion nucléaire française, affirmant qu'elle « ne se partage pas » et doit rester sous autorité présidentielle exclusive.
Santé Publique
Réduire la part du personnel administratif hospitalier (34 % en France contre 25 % en Allemagne), soit plus de 125 000 postes à réaffecter vers les soins.
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Retailleau propose de lutter contre la « réunionite » administrative et de transférer ces ressources humaines vers les services de soins. Il inscrit cette mesure dans sa critique d'un État trop bureaucratique, applicable à l'hôpital public en particulier. L'écart de 9 points avec l'Allemagne représente selon lui plus de 125 000 postes mal affectés. (donnée à actualiser : >6 mois — article antérieur à 2025-11-25)
Revaloriser significativement les compensations pour les horaires difficiles des soignants (nuits, week-ends, gardes) et assouplir le calendrier des aides-soignantes stagiaires.
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Retailleau cite des compensations actuelles insuffisantes : 13 € brut supplémentaires par nuit et 50 € par dimanche pour les infirmières. Il propose aussi d'autoriser les futures aides-soignantes à remplacer les titulaires dès l'été (avant leur diplôme de septembre), pour pallier les pénuries estivales. Ces mesures s'inscrivent dans sa volonté de rendre les métiers hospitaliers plus attractifs. (donnée à actualiser : >6 mois — article antérieur à 2025-11-25)
Confier les grandes décisions stratégiques des hôpitaux aux soignants plutôt qu'aux administrateurs, en remédicalisant la gouvernance des établissements de santé.
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Retailleau souhaite aligner la France sur la majorité des pays européens où les décisions hospitalières clés sont pilotées par des médecins. Cette réforme de gouvernance est présentée comme complémentaire à la réduction du personnel administratif et à la revalorisation des soignants. (formulation générale, programme à préciser sur les mécanismes législatifs) (donnée à actualiser : >6 mois — article antérieur à 2025-11-25)
Sécurité et Justice
Imposer des courtes peines de prison dès le premier délit grave pour les mineurs ; abroger la loi Belloubet de 2019 pour rétablir l'effectivité des sanctions.
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Retailleau dénonce des mineurs accumulant jusqu'à 30 condamnations sans incarcération. Il propose de créer un établissement spécialisé par département avec encadrement renforcé pouvant aller jusqu'au cadre quasi-militaire. Il veut aussi conditionner les aides sociales aux familles au respect des obligations éducatives parentales (article 227-17 du Code pénal).
Déployer une doctrine de « villes sécurité renforcée » dans les agglomérations les plus touchées par la délinquance, avec mobilisation accrue des forces de l'ordre sur des périmètres définis.
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Une circulaire de Retailleau du 12 février 2026 invite les préfets à identifier les villes répondant aux critères de délinquance concentrée et à appliquer une présence policière renforcée et continue. Ce dispositif fait suite aux résultats du 1er semestre 2025 : +14,9 % d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière, +22,6 % d'expulsions forcées.
Instaurer un état d'urgence ciblé dans les quartiers gangrénés par le narcotrafic, permettant contrôles renforcés des entrées/sorties, déploiement de véhicules blindés et mesures de confinement ciblé.
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Présenté à Nanterre le 23 avril 2026, ce plan prévoit des pouvoirs d'exception temporaires dans les zones répondant à quatre critères : enracinement du trafic de drogue, concentration de faits de délinquance, troubles récurrents à l'ordre public, présence d'immigration irrégulière. Le dispositif s'appuie sur la loi anti-narcotrafic adoptée par le Parlement le 29 avril 2025.
Solidarité
Créer un « compte social unique » plafonnant l'ensemble des aides sociales perçues par un foyer à 70 % du SMIC net, pour maintenir un écart entre revenus du travail et revenus de solidarité.
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Cette mesure vise à éviter que l'addition des aides (RSA, APL, prime d'activité, allocations familiales...) dépasse le revenu d'un emploi au SMIC. Pour une mère seule, le montant d'aides passerait de 1 486 € à 1 153 €. Retailleau estime que le modèle actuel « déresponsabilise » et freine le retour à l'emploi. La mesure serait compensée par un revenu d'activité plus attractif via les exonérations de cotisations.
Fusionner le RSA, la prime d'activité et l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) en un « revenu d'incitation à l'activité », conditionné à 15 heures d'activité complémentaire hebdomadaire.
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Le RIA maintient un niveau d'aide comparable au RSA (environ 550 €/mois) pour les allocataires qui réalisent 15 heures d'activité par semaine (emploi, bénévolat, formation). Le refus d'activité entraîne une réduction de 30 % de l'allocation. Cette fusion vise à simplifier le millefeuille social et à inciter le retour à l'emploi, dans la continuité des expérimentations RSA conditionnées lancées en 2023.
Étendre le congé de naissance de 2 à 6 mois post-partum, maintenu à 70 % du salaire, pour favoriser le retour à une natalité positive.
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Le coût de cette extension est estimé à 700 millions d'euros. Retailleau propose aussi d'exonérer les entreprises de la totalité des coûts de garde d'enfant (contre un plafond de 500 000 € actuellement) et de tripler le plafond d'exonération de la subvention garde pour les salariés (de 2 421 € à 7 000 €). Ces mesures s'inscrivent dans son plan nataliste global visant à répondre à un solde naturel « durablement négatif ».
Transports
Garantir l'accès aux services de transport dans les zones rurales en s'opposant aux fermetures de lignes et de services publics locaux sans consultation des élus.
Source ↗Lancer un grand plan d'investissement dans les transports comprenant de nouvelles liaisons TGV, le renforcement des lignes régionales structurantes et la rénovation des ponts et des routes.
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Mesure portée par le programme LR 2025. Retailleau, élu de Vendée, a une sensibilité forte au désenclavement des territoires ruraux et à l'équilibre métropoles-provinces. Le programme LR prévoit également de garantir qu'aucune école rurale ne ferme sans accord du maire, et une approche symétrique en matière de mobilités pour les territoires peu denses. (position parti, mesures précises à détailler)
Ouvrir totalement le secteur ferroviaire à la concurrence et ralentir l'électrification obligatoire du parc automobile pour ne pas pénaliser les ménages modestes et les zones rurales.
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LR et Retailleau s'opposent au calendrier d'interdiction des moteurs thermiques imposé par l'UE, jugé trop rapide et pénalisant pour les ménages ne pouvant s'offrir un véhicule électrique. Les groupes LR à l'Assemblée ont soutenu la suppression des ZFE (censurée par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2026). Retailleau a qualifié les grèves SNCF de « prise en otage des Français qui travaillent ». (position parti, programme Retailleau à préciser)