Écologie

Les questions du quiz sur le thème Écologie. Pour comparer les positions des candidats, faites le quiz ou consultez un profil candidat ci-dessous.

Questions du quiz

Concernant la chasse…

Plus de contexte : La pratique de la chasse divise depuis longtemps les français. Tandis que certains mettent en avant les traditions et le rôle des chasseurs dans la régulation des espèces et la protection de la biodiversité, d’autres mettent en avant les accidents qui sont provoqués par cette pratique et les enjeux de souffrance animale. En France, près d’un million de personnes valident leur permis de chasser chaque année (<a href="https://ofb.gouv.fr/la-chasse-un-loisir-encadre">OFB</a>). Selon le bilan de l’Office français de la biodiversité (OFB), la saison 2024-2025 a recensé <a href="https://ofb.gouv.fr/sites/ofb-gouv-fr/files/2025-07/cp-bilan-accidentologie2025.pdf">100 accidents</a> de chasse corporels, dont 11 mortels — des chiffres en hausse par rapport aux deux saisons précédentes, mais en baisse de long terme (−41 % d’accidents et −54 % d’accidents mortels sur 20 ans).

  • Pour le maintien et la protection du droit à la chasse en France, face aux tentatives de restriction des pratiques cynégétiques.
  • Pour un encadrement strict et modernisé de la chasse, avec une meilleure consultation des non-chasseurs et la sécurisation des espaces partagés.
  • Pour de fortes restrictions de la chasse dans les espaces naturels protégés et une révision de sa pratique les week-ends et jours fériés.

Concernant la rénovation énergétique des logements…

Plus de contexte : Le secteur du bâtiment représente environ 17% des émissions de gaz à effet de serre en France et 45% de la consommation d'énergie finale. La France compte environ 3,9 millions de « passoires thermiques » parmi les résidences principales (5,4 millions sur l'ensemble du parc au 1er janvier 2025), c'est-à-dire des logements classés F ou G au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique). Depuis le 1er janvier 2023, les logements classés G+ (les plus énergivores) sont interdits à la location, et l'interdiction s'étend progressivement aux G (2025) puis F (2028). Le dispositif MaPrimeRénov (aide publique principale à la rénovation énergétique) a connu en 2025 une suspension du parcours rénovation d'ampleur (du 15 mai au 30 septembre 2025), puis une réouverture au 30 septembre 2025 avec des plafonds de travaux abaissés (jusqu'à 40 000 € pour un gain d'au moins 4 classes, contre 70 000 € auparavant), un recentrage sur les passoires énergétiques (E, F, G) et un accès réservé aux ménages très modestes jusqu'à fin 2025. Les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), l'autre pilier du financement, obligent les fournisseurs d'énergie à financer des travaux chez leurs clients. Des critiques portent sur la complexité administrative et l'insuffisance des aides pour les ménages modestes.

  • Il faut un grand plan de rénovation thermique ambitieux avec des aides massivement renforcées pour les ménages modestes, et des obligations claires pour les propriétaires bailleurs.
  • La rénovation thermique doit être encouragée sans contraindre excessivement les propriétaires ; MaPrimeRénov doit être simplifié et les aides ciblées sur les ménages les plus vulnérables.
  • Les obligations de rénovation et les interdictions de location constituent une atteinte au droit de propriété ; il faut rendre les aides plus accessibles sans imposer de calendrier punitif.

Concernant la gestion de l'eau face aux sécheresses à répétition…

Plus de contexte : La France a connu des sécheresses historiques en 2022 et 2023 (plus de 1 400 communes en rupture d'eau potable en 2022). Les conflits autour de l'eau se sont cristallisés notamment autour des « mégabassines » — de grandes réserves agricoles creusées pour stocker l'eau hivernale. Celle de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) a été au cœur d'affrontements en 2023. Au-delà des mégabassines, le débat porte sur la priorité d'usage de l'eau (agriculture intensive, industries, ménages, milieux naturels), la redevance sur les prélèvements, et la révision des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). Le Gouvernement a lancé le Plan Eau en 2023 visant 10% d'économies d'ici 2030.

  • Face aux pénuries, il faut réguler strictement les prélèvements agricoles et industriels, interdire les nouvelles mégabassines et garantir la priorité aux besoins humains et aux écosystèmes.
  • Il faut planifier l'usage de l'eau via une gouvernance concertée entre agriculteurs, collectivités et écologistes, en encadrant les mégabassines au cas par cas selon les études d'impact locales.
  • Stocker l'eau hivernale via des réserves agricoles est une réponse pragmatique à la sécheresse ; il ne faut pas bloquer les projets hydrauliques nécessaires à la souveraineté alimentaire.

Concernant l'usage des pesticides et du glyphosate en agriculture…

Plus de contexte : Le glyphosate est l'herbicide le plus utilisé dans le monde, présent dans de nombreux désherbants agricoles. En novembre 2023, la Commission Européenne a réautorisé son usage pour dix ans (jusqu'en 2033), malgré l'opposition de plusieurs États membres et les alertes de l'IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer, classement « cancérogène probable » groupe 2A). La France avait pourtant promis une sortie unilatérale dès 2021, mais y a renoncé faute d'alternatives suffisantes. Au-delà du glyphosate, le débat porte plus largement sur la réduction des produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides) dans le cadre du plan Ecophyto, dont les objectifs ont été repoussés plusieurs fois sous pression agricole.

  • La France doit aller plus loin que l'UE et interdire le glyphosate avant 2030, avec un plan de soutien ambitieux aux agriculteurs pour la transition agroécologique.
  • Il faut réduire progressivement les pesticides en suivant un calendrier réaliste, en finançant la recherche d'alternatives et en accompagnant les agriculteurs sans les mettre en difficulté.
  • La réduction des pesticides doit être guidée par la science et la disponibilité des alternatives, sans calendrier idéologique qui fragiliserait la compétitivité de l'agriculture française.

Concernant la loi « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) et la lutte contre l'étalement urbain…

Plus de contexte : L'artificialisation des sols désigne la transformation de terres agricoles, forestières ou naturelles en surfaces imperméabilisées (béton, bitume). La France artificialise environ 20 000 à 24 000 hectares par an. La loi Climat et Résilience de 2021 a fixé un objectif de réduction de 50% du rythme d'artificialisation d'ici 2031, puis de « zéro artificialisation nette » (ZAN) d'ici 2050. Face aux difficultés d'application, la loi du 20 juillet 2023 (dite loi ZAN) a assoupli les modalités, en accordant notamment aux communes rurales une garantie de développement minimale. Une proposition de loi distincte, dite TRACE (adoptée par le Sénat en première lecture le 18 mars 2025), vise à assouplir davantage la trajectoire ZAN et restait en cours d'examen à l'Assemblée nationale. En 2024, de nouveaux aménagements ont été adoptés pour les projets d'envergure nationale ou européenne (PENE) et les projets industriels liés à la réindustrialisation. Le sujet crée des tensions fortes entre élus locaux, promoteurs immobiliers et associations environnementales.

  • La loi ZAN est une avancée indispensable ; il faut l'appliquer rigoureusement, en finançant les communes pour reconvertir les friches existantes plutôt que d'artificialiser de nouvelles terres.
  • L'objectif ZAN est légitime, mais sa mise en œuvre doit être plus flexible pour permettre aux communes de se développer selon leurs besoins spécifiques, notamment pour le logement et l'industrie.
  • La loi ZAN est une contrainte administrative excessive qui bloque la construction de logements et le développement économique local ; il faut la suspendre ou la réviser en profondeur.

Concernant les engagements climatiques de la France et l'objectif de neutralité carbone en 2050…

Plus de contexte : L'Accord de Paris (signé en 2015 par 195 pays, ratifié par la France en 2016) vise à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C. Les États-Unis sous Donald Trump ont notifié leur retrait de l'accord en janvier 2025, retrait devenu effectif le 27 janvier 2026, fragilisant la dynamique internationale. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) — organisme consultatif indépendant créé par la loi — a constaté un rythme de baisse encore insuffisant pour tenir la trajectoire 2030, malgré une baisse de 5,8% des émissions de GES en 2023 (373 Mt CO2e), passée sous le budget carbone annuel indicatif 2023 (395 Mt) : le budget carbone de la période 2019-2023 est respecté hors puits de carbone, le secteur des terres et forêts n'ayant toutefois pas atteint sa cible d'absorption. L'objectif européen « Fit for 55 » vise -55% d'émissions de GES (gaz à effet de serre) d'ici 2030 par rapport à 1990, et la France vise la neutralité carbone en 2050. Les crises climatiques récentes (mégafeux méditerranéens 2023, inondations Centre-Europe 2024, sécheresses répétées) renforcent l'urgence perçue.

  • Pour des mesures immédiates et ambitieuses : la France doit respecter ses engagements climatiques avec un plan de transformation incluant la justice sociale.
  • Pour la transition climatique avec un équilibre entre ambition environnementale et protection de la compétitivité économique française et européenne.
  • Les objectifs climatiques internationaux sont trop contraignants et décidés sans mandat démocratique clair ; la France doit défendre ses intérêts économiques et industriels en priorité.

Concernant l'avenir du parc nucléaire français et la construction de nouveaux réacteurs EPR2…

Plus de contexte : La France dispose de 56 réacteurs nucléaires qui fournissent environ 70% de son électricité (source RTE, 2023). Après une période de doute liée aux corrosions détectées en 2022, le gouvernement a fait adopter la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023 d'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires (dite loi d'accélération du nucléaire), qui simplifie les procédures administratives pour les futurs réacteurs près des sites existants. Le programme de 6 nouveaux réacteurs EPR2 (Réacteur Pressurisé Européen de 2e génération), avec option sur 8 supplémentaires, relève d'une décision politique (annonce de Belfort, février 2022) et de la programmation énergétique. En parallèle, la fusion, actée par la loi du 21 mai 2024 et effective au 1er janvier 2025, de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) et de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) en une seule autorité (ASNR) a suscité des controverses. Les Écologistes et LFI restent opposés au nucléaire, tandis que le PCF a basculé en faveur. Le premier EPR français (Flamanville 3) a été raccordé au réseau en 2024 après 17 ans de chantier.

  • Il faut développer activement le nucléaire en construisant les nouveaux EPR2 : c'est indispensable pour décarboner notre électricité, assurer notre indépendance et maîtriser les coûts.
  • On peut prolonger raisonnablement le parc existant, mais construire de nouveaux réacteurs n'est pas prioritaire ; mieux vaut investir massivement dans les énergies renouvelables en parallèle.
  • Le nucléaire est une voie coûteuse, lente et risquée ; il faut planifier sa sortie à moyen terme et concentrer les investissements sur les renouvelables.

Positions des candidats

Olivier Faure
Olivier FaurePS PS

Planifier la transition vers un mix énergétique 100 % décarboné en 2050, en sortant l'électricité de la logique de marché et en programmant la fin des énergies fossiles.

Raphaël Glucksmann
Raphaël GlucksmannPP PP

Refondation de la Politique agricole commune pour conditionner les aides à l'emploi agricole et à l'utilité écologique plutôt qu'à la superficie, avec prix minimums garantis aux ag

Clémentine Autain
Clémentine AutainAPR APR

Faire de la France un modèle mondial de transformation écologique, en articulant transition environnementale et amélioration des conditions de vie plutôt qu'austérité contrainte.

Fabien Roussel
Fabien RousselPCF PCF

Construire 20 nouveaux réacteurs EPR d'ici 2050 (contre 14 prévus par le gouvernement) et prolonger la durée de vie des 56 réacteurs actuels à 60-70 ans.

Jordan Bardella
Jordan BardellaRN RN

Sortir la France du marché européen de l'électricité pour découpler le prix de l'électricité du gaz et revenir à un tarif régulé basé sur le coût de production du nucléaire françai

Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-AignanDLF DLF

Sortir du marché européen de l'électricité pour baisser les tarifs, prolonger les centrales nucléaires existantes et construire de nouveaux réacteurs EPR pour garantir l'indépendan

Marine Tondelier
Marine TondelierECO ECO

Engager 9,1 milliards d'euros supplémentaires par an pour la rénovation thermique, les transports durables et le leasing social, dans le cadre du plan de sortie de crise.

Éric Zemmour
Éric ZemmourREC REC

Lancer la construction de 14 nouveaux réacteurs EPR et prolonger les centrales existantes à 60 ans, pour garantir une électricité souveraine et décarbonée.

Bruno Retailleau
Bruno RetailleauLR LR

Instaurer une taxe carbone aux frontières sur les produits importés qui ne respectent pas les normes environnementales françaises et européennes.

François Ruffin
François RuffinDEB DEB

Engager la rénovation thermique gratuite de 8 millions de passoires thermiques, financée par une taxe sur les énergies fossiles, en priorité pour les ménages modestes.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc MélenchonLFI LFI

Planifier la transition vers 100 % d'énergies renouvelables d'ici 2050 et sortir du nucléaire en abandonnant les projets d'EPR et en programmant le démantèlement des sites existant

Édouard Philippe
Édouard PhilippeHOR HOR

Refus de toute logique de décroissance. La transition écologique passe par l'innovation, la compétitivité industrielle et la sobriété, non par la restriction de la production.

Gabriel Attal
Gabriel AttalREN REN

Engager chaque ministère dans un plan de transformation écologique interne, avec des indicateurs mesurables et un objectif de réduction des émissions de l'État lui-même.