Éducation

Les questions du quiz sur le thème Éducation. Pour comparer les positions des candidats, faites le quiz ou consultez un profil candidat ci-dessous.

Questions du quiz

Concernant la revalorisation salariale et le recrutement des enseignants…

Plus de contexte : La France consacre une part de son PIB à l'éducation proche de la moyenne OCDE, mais les enseignants français sont parmi les moins bien rémunérés en début de carrière comparativement à leurs homologues européens. Le «pacte enseignant» 2023 a proposé des hausses de salaire conditionnées à des missions supplémentaires (remplacement, stages en entreprise…), suscitant des critiques syndicales. Le nombre de candidats aux concours de l'Éducation nationale est en baisse régulière depuis 2010, posant un problème structurel de recrutement dans certaines disciplines et académies.

  • Les enseignants doivent être mieux payés sans contreparties supplémentaires : une revalorisation inconditionnelle est la condition pour restaurer l’attractivité du métier.
  • Le pacte enseignant est une première étape ; la revalorisation doit s’accompagner d’une évolution du métier et de plus de souplesse dans les missions.
  • La revalorisation doit être liée à des critères de performance et à l’implication dans l’établissement, pour valoriser les enseignants les plus engagés.

Concernant le SNU (Service National Universel)…

Le SNU (Service National Universel) est un programme mis en place en 2019 pour les jeunes de 15 à 17 ans. Il comprend une phase de cohésion (séjour en hébergement collectif de deux semaines) et une mission d'intérêt général. Sa généralisation obligatoire, initialement envisagée, a été abandonnée en 2023, et le SNU est en extinction depuis le 1er janvier 2026 (aucun séjour de cohésion en 2025-2026, suppression annoncée par le gouvernement Lecornu en septembre 2025). Sa fréquentation réelle n'a jamais atteint les objectifs fixés (environ 50 000 jeunes en 2023-2024, environ 35 700 inscrits en 2025 pour une cible de 66 000). La Cour des comptes a jugé en septembre 2024 ses coûts «largement sous-estimés», une généralisation totale étant évaluée entre 3,5 et 5 milliards d'euros par an. Le 27 novembre 2025, Emmanuel Macron a annoncé un nouveau service national volontaire à vocation purement militaire, d'une durée de 10 mois, ouvert aux jeunes à partir de 18 ans dès l'été 2026, présenté comme le remplaçant du SNU. Certains défendent un service plus court et volontaire ; d'autres réclament un service obligatoire renforcé ; d'autres encore préfèrent renforcer le Service Civique existant.

  • Pour le maintien du SNU sous forme expérimentale et volontaire.
  • Contre le SNU : cet argent public serait mieux utilisé pour financer les services civiques existants et les activités civiques libres.
  • Pour un service civique ou militaire obligatoire plus ambitieux que le SNU actuel.

Concernant la mise en place de groupes de niveau au collège…

Plus de contexte : La loi «Choc des savoirs» portée par Gabriel Attal, adoptée en 2024, avait prévu la constitution de groupes de niveau (puis «groupes de besoin») en français et en mathématiques au collège (6e et 5e). Le dispositif n’a jamais été pleinement appliqué (environ 19 % des collèges fin 2025) ; son caractère obligatoire a été supprimé, annoncé par le ministre Édouard Geffray le 4 décembre 2025 et officialisé par décret en mars 2026. Le Conseil d’État avait par ailleurs annulé l’arrêté initial fin novembre 2024 pour vice de forme. Cette mesure visait à adapter l’enseignement au niveau des élèves, mais ses opposants estiment qu’elle aggrave les inégalités scolaires en séparant durablement les élèves selon leur milieu social. L’OCDE et de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation ont documenté des effets négatifs du «tri scolaire» sur les élèves les plus faibles.

  • Les groupes de niveau creusent les inégalités : l’hétérogénéité en classe, soutenue par des moyens renforcés, est plus efficace et plus juste.
  • Des groupes flexibles et révisables régulièrement peuvent aider les élèves en difficulté, à condition de ne pas figer les trajectoires scolaires.
  • Les groupes de niveau permettent d’adapter l’enseignement et d’élever le niveau général ; ils doivent être maintenus et étendus.

Concernant l’intégration de l’intelligence artificielle et du numérique dans l’enseignement…

Plus de contexte : Depuis 2023, des outils d’IA générative (type ChatGPT) sont massivement utilisés par les élèves et étudiants, soulevant des questions d’évaluation, de plagiat et de formation critique. Le ministère de l’Éducation nationale a publié en 2025 un «Cadre d’usage de l’IA en éducation» (annoncé le 7 février 2025) visant à former les enseignants et à encadrer les usages, accompagné d’une micro-formation à l’IA sur Pix obligatoire pour les élèves de 4e et de 2de depuis la rentrée 2025. Parallèlement, la question de l’équipement numérique (tablettes, ENT, formations des enseignants) et de la maîtrise des écrans par les élèves alimente un débat croissant.

  • L’IA à l’école doit être strictement encadrée : former d’abord les élèves à l’esprit critique et aux bases, avant de généraliser des outils dont les effets sur l’apprentissage sont mal connus.
  • L’IA est un outil parmi d’autres qui doit entrer progressivement dans les pratiques pédagogiques, avec un investissement fort dans la formation des enseignants.
  • L’école doit préparer les jeunes au monde réel : intégrer rapidement les outils numériques et l’IA dans les cursus est une nécessité de compétitivité nationale.

Concernant Parcoursup et l'accès à l'enseignement supérieur…

Plus de contexte : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parcoursup" target="_blank" rel="noopener">Parcoursup</a> est la plateforme nationale d'orientation et d'admission dans l'enseignement supérieur, mise en place en 2018 en remplacement d'Admission Post-Bac (APB). Chaque année, Parcoursup réunit près de 980 000 candidats (record en 2025), dont environ 600 000 lycéens, le reste étant essentiellement des étudiants en réorientation. La plateforme est régulièrement critiquée pour son opacité algorithmique et ses effets sur les inégalités sociales et territoriales. Une réforme en 2023 a rendu les critères de sélection partiellement visibles. Le débat oppose ceux qui souhaitent son abandon au profit d'un accès universel, à ceux qui défendent une sélection assumée, en passant par ceux qui prônent une réforme ciblée de l'existant.

  • L'accès à l'enseignement supérieur est un droit : Parcoursup doit être remplacé par un système transparent garantissant à chaque lycéen une orientation basée sur ses résultats et son projet, sans algorithme opaque ni sélection déguisée.
  • Parcoursup a rationalisé l'orientation post-bac et peut être amélioré à la marge : la priorité est de renforcer l'accompagnement des lycéens et la transparence des critères, sans remettre en cause l'architecture du dispositif.
  • L'accès à l'enseignement supérieur doit refléter le mérite et les capacités des candidats : les établissements doivent disposer d'une pleine autonomie pour sélectionner leurs étudiants selon des critères clairs et exigeants.

Concernant l’instauration d’un uniforme…

Le port de l'uniforme scolaire était courant dans l'enseignement public français jusqu'à la fin des années 1960 ; il est aujourd'hui facultatif et rare dans le public. À la rentrée 2024 (annoncée fin 2023 par le gouvernement Attal), une expérimentation nationale de la tenue unique a été lancée dans environ 90 établissements volontaires pour en évaluer les effets sur le climat scolaire et les inégalités vestimentaires. L'évaluation publiée en mai 2026 conclut à des effets globalement limités, et le dispositif n'a pas été généralisé à la rentrée 2026. Les partisans de l'uniforme invoquent la réduction des inégalités visibles et l'amélioration du sentiment d'appartenance ; ses opposants défendent les libertés individuelles et estiment que l'uniforme ne traite pas les causes profondes des tensions scolaires.

  • Contre l'uniforme scolaire : le respect des libertés individuelles et l'expression de la personnalité doivent primer.
  • Pour l'expérimentation de l'uniforme scolaire dans des établissements volontaires, sans obligation nationale.
  • Pour l'instauration d'un uniforme scolaire obligatoire dans tous les établissements publics.

Positions des candidats

Éric Zemmour
Éric ZemmourREC REC

Supprimer le collège unique, rétablir les filières au lycée (littéraire, scientifique, économique) et instaurer un uniforme scolaire obligatoire dès le primaire.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc MélenchonLFI LFI

Rendre gratuits la cantine, les transports scolaires, les fournitures et les manuels pour tous les élèves de la maternelle au lycée.

François Ruffin
François RuffinDEB DEB

Rendre les cantines scolaires gratuites, en ciblant en priorité les zones rurales et les communes les plus pauvres.

Jordan Bardella
Jordan BardellaRN RN

Rendre obligatoire le port de l'uniforme dans les écoles primaires et les collèges, et interdire les téléphones portables dans tous les établissements scolaires, y compris les lycé

Gabriel Attal
Gabriel AttalREN REN

Conditionner l'entrée en lycée à l'obtention du brevet, avec une année préparatoire « prép lycée » pour les élèves qui échouent.

Édouard Philippe
Édouard PhilippeHOR HOR

Priorité à l'acquisition des savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul) dès l'élémentaire, avec évaluations nationales annuelles des élèves.

Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-AignanDLF DLF

Rétablir les classes de niveaux homogènes au collège, supprimer le collège unique et créer des filières précoces d'excellence pour les élèves méritants, quelle que soit leur origin

Marine Tondelier
Marine TondelierECO ECO

Revaloriser les grilles de salaires des enseignants dans le cadre d'un réinvestissement de 6,1 milliards d'euros dans les services publics, en priorité l'Éducation nationale.

Raphaël Glucksmann
Raphaël GlucksmannPP PP

Application du principe de mixité sociale à tous les établissements financés par l'argent public, y compris les établissements privés sous contrat.

Fabien Roussel
Fabien RousselPCF PCF

Créer 90 000 postes d'enseignants avec pré-recrutement dès le baccalauréat et formation à bac+5, et augmenter le budget de l'Éducation nationale de 45 %.

Clémentine Autain
Clémentine AutainAPR APR

Réformer les grandes écoles de la haute fonction publique pour y insuffler une logique d'intérêt général, contre la culture de la privatisation et des allers-retours entre secteur

Olivier Faure
Olivier FaurePS PS

Réduire le nombre d'élèves par classe à 19 maximum dans l'enseignement primaire et secondaire en 10 ans, nécessitant un vaste plan de recrutement enseignant.

Bruno Retailleau
Bruno RetailleauLR LR

Créer des établissements spécialisés pour mineurs violents dans chaque département, avec règlement strict et encadrement renforcé, en réponse à l'augmentation des rixes.