Concernant la directive des travailleurs détachés en Europe….
La directive sur le travail détaché permet à un salarié d'un État membre de l'Union européenne d'être temporairement envoyé travailler dans un autre État membre par son employeur, tout en restant soumis aux cotisations sociales de son pays d'origine. Cette pratique est accusée de créer du « dumping social » : des travailleurs de pays à moindre coût salarial concurrencent les salariés locaux, notamment dans le BTP, l'agriculture et le transport. La directive a été révisée en 2018 (principe « à travail égal, salaire égal », détachement limité à 12 mois) ; le transport routier, exclu de cette révision, a été encadré séparément via le « paquet mobilité » adopté en 2020. Selon Eurostat, environ 4,7 millions de travailleurs détachés circulaient dans l'UE en 2022.
- Pour l'interdiction du travail détaché dans les secteurs sensibles ou une refonte radicale du système, qui favorise le dumping social.
- Pour un encadrement strict et renforcé du travail détaché, avec des protections solides pour les travailleurs et la lutte contre les abus.
- Pour le maintien du système de travail détaché avec des ajustements mineurs, dans le cadre des libertés du marché unique européen.
Concernant le soutien militaire et financier de la France à l'Ukraine…
Plus de contexte : Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, la France a progressivement accru son aide à Kiev : livraisons d'armes (canons Caesar, missiles), soutien financier, formation de soldats ukrainiens sur le territoire français, et déclaration du Président Macron en 2024 n'excluant pas l'envoi de troupes au sol. La guerre a causé des centaines de milliers de victimes et des millions de déplacés. Les négociations de paix restent bloquées, et la pression américaine pour un cessez-le-feu rapide (sous Trump) diverge de la position européenne. L'Ukraine a déposé sa candidature à l'UE et à l'OTAN.
- Pour un soutien fort et durable à l'Ukraine, y compris militaire : la défaite de l'Ukraine affaiblirait la sécurité de toute l'Europe.
- Pour un soutien humanitaire et diplomatique fort, mais contre l'éscalade militaire : la France doit œuvrer activement pour une solution négociée.
- Pour une désescalade rapide et des négociations de paix sans attendre : le conflit dure trop, l'Europe ne doit pas s'enfermer dans la logique de guerre.
Concernant la place de la France dans l'OTAN et la défense de l'Europe…
Plus de contexte : L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) est l'alliance militaire fondée en 1949 entre pays occidentaux, dont la France est membre depuis 1949 et dont elle a réintégré le commandement militaire intégré en 2009 sous Nicolas Sarkozy. Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022 et les signaux de désengagement américain sous Donald Trump (2025), le débat sur l'autonomie stratégique européenne a pris une ampleur inédite : plusieurs pays membres augmentent leur budget de défense au-delà des 2 % du PIB fixés par l'OTAN, et l'UE travaille à une capacité de défense propre. La France dispose de la dissuasion nucléaire indépendante (Force de frappe), ce qui lui confère un statut particulier dans l'alliance.
- Pour le maintien dans l'OTAN et un renforcement du pilier européen au sein de l'Alliance : la solidarité atlantique reste indispensable, surtout face à la Russie.
- Pour rester dans l'OTAN tout en bâtissant une défense européenne autonome et crédible, capable d'agir indépendamment des États-Unis si nécessaire.
- Pour une sortie du commandement intégré ou un retrait de l'OTAN : la France doit retrouver sa pleine indépendance stratégique et ne pas s'aligner automatiquement sur Washington.
Concernant la taxation des GAFA (Google Amazon Facebook Apple)…
Les GAFAM (Google, Apple, Facebook/Meta, Amazon, Microsoft) et leurs équivalents (TikTok, etc.) sont accusés d'optimisation fiscale agressive, en localisant leurs bénéfices dans des pays à faible imposition. La France a instauré en 2019 une « taxe GAFA » (3 % du chiffre d'affaires numérique). En parallèle, l'accord OCDE/G20 de 2021 a établi un taux minimum mondial d'imposition des sociétés de 15 % (Pilier 2), entré en vigueur dans l'UE en 2024. Le 5 janvier 2026, le Cadre inclusif OCDE/G20 a toutefois validé une « solution juxtaposée » exemptant de fait les multinationales américaines de ce taux minimum, après le retrait des États-Unis sous l'administration Trump, le dispositif restant appliqué dans l'UE pour les autres groupes. Le Pilier 1 (redistribution des droits à taxer vers les pays de consommation) reste en négociation et n'est toujours pas appliqué. Par ailleurs, le Règlement sur les marchés numériques (DMA) et le Règlement sur les services numériques (DSA) visent à réguler les pratiques anticoncurrentielles et de modération des grandes plateformes.
- Pour une taxe forte sur les GAFA et une politique active de souveraineté numérique : refus de la dépendance aux géants américains, protection des données.
- Pour le renforcement progressif de la taxe numérique et l'application stricte du DMA/DSA européen, dans un cadre multilatéral concerté.
- Pour des mesures fiscales limitées sur les GAFA, afin de ne pas nuire aux investissements technologiques et à la compétitivité de l'économie française.
Concernant la reconnaissance par la France d'un État palestinien…
Plus de contexte : Le conflit israélo-palestinien a connu une escalade dramatique depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi. La France a officiellement reconnu l'État de Palestine le 22 septembre 2025, lors d'un discours d'Emmanuel Macron à l'Assemblée générale de l'ONU, rejoignant l'Espagne, l'Irlande et la Norvège (qui avaient franchi le pas en mai 2024) ainsi qu'au moins 151 des 193 États membres de l'ONU. Le débat en France ne porte donc plus sur le calendrier de la reconnaissance, désormais actée, mais sur ses suites concrètes (modalités, conditions, relations bilatérales, articulation avec la sécurité d'Israël). La CPI (Cour Pénale Internationale) a émis des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien et du chef du Hamas en 2024.
- Pour une reconnaissance immédiate et inconditionnelle de l'État palestinien : c'est une obligation de droit international et un préalable à la paix.
- Pour une reconnaissance dans le cadre d'un processus de paix : la France doit s'engager activement, mais la reconnaissance doit s'inscrire dans une solution négociée à deux États.
- Contre une reconnaissance unilatérale immédiate : elle enverrait un mauvais signal et fragiliserait la position de la France au Proche-Orient.
Concernant le projet Européen…
L'Union européenne (UE) réunit aujourd'hui 27 États membres et envisage l'adhésion de l'Ukraine, de la Moldavie et de plusieurs pays des Balkans à l'horizon 2030. Face au retrait partiel des États-Unis de l'OTAN et à la guerre en Ukraine, le débat sur une défense européenne autonome (armée commune, budget de défense commun, industrie de défense) s'est considérablement accéléré depuis 2022. La question du degré d'intégration — vers un fédéralisme plus poussé ou vers une « Europe des nations » — reste le clivage structurant entre familles politiques françaises.
- Pour un approfondissement de l'intégration européenne : plus de fédéralisme, une politique étrangère commune, une défense et une fiscalité européennes.
- Pour une Europe des nations coopérant sur des projets précis mais souveraine : contre toute délégation supplémentaire de compétences à Bruxelles.
- Pour une refonte radicale de l'UE actuelle ou une sortie des traités : ils sont incompatibles avec la souveraineté populaire et le progrès social.
Le CETA (traité de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada) est…
Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, est entré en application provisoire depuis septembre 2017. L'accord UE-Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été signé le 17 janvier 2026 après 25 ans de négociations ; son volet commercial intérimaire s'applique provisoirement depuis le 1er mai 2026 (suppression de droits de douane), tandis que la ratification pleine reste en suspens, le Parlement européen ayant saisi la CJUE le 21 janvier 2026 (avis attendu sous 12 à 18 mois). Ces accords relancent le débat sur leurs effets sur l'agriculture, les normes environnementales et les mécanismes d'arbitrage investisseur-État. La France reste l'un des pays européens les plus critiques vis-à-vis de ces accords, notamment sous la pression des syndicats agricoles.
- Pour le CETA : cet accord de libre-échange avec le Canada ouvre des marchés et crée des opportunités économiques pour les entreprises françaises.
- Contre le CETA tel qu'il est : il fragilise les normes sociales et environnementales. Nous demandons une révision en profondeur des accords commerciaux.
- Contre le CETA et tous les accords de libre-échange : la France doit protéger ses producteurs et reprendre le contrôle de sa politique commerciale.