Solidarité

Les questions du quiz sur le thème Solidarité. Pour comparer les positions des candidats, faites le quiz ou consultez un profil candidat ci-dessous.

Questions du quiz

Concernant la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) instituant un taux de 20 à 25% de logement social par ville de plus de 3 500 habitants…

Plus de contexte : La loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), adoptée en 2000, oblige les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) situées dans des agglomérations de plus de 50 000 habitants à disposer d'au moins 20 à 25 % de logements sociaux (HLM — Habitations à Loyer Modéré) dans leur parc résidentiel. Les communes qui ne respectent pas ce quota versent des pénalités financières. La loi 3DS du 21 février 2022 a supprimé la date butoir de 2025 au profit d'un rattrapage permanent : les communes déficitaires doivent combler un tiers de leur retard à chaque période triennale. Malgré la loi, environ 1 100 communes restaient déficitaires en 2022 selon le ministère du Logement ; certaines préfèrent payer l'amende. Le débat oppose défenseurs du droit au logement pour tous (mix social) et partisans de la liberté communale dans la gestion de l'urbanisme.

  • La loi SRU doit être appliquée strictement, sans dérogations supplémentaires : la mixité sociale est une condition de la cohésion républicaine.
  • La loi SRU est utile mais doit s'adapter aux réalités locales (disponibilité foncière, densité) avec des objectifs progressifs et négociés.
  • Les quotas imposés méconnaissent les contraintes des communes ; les maires doivent retrouver leur liberté de gérer leur urbanisme selon leur contexte.

Concernant le RSA (Revenu de Solidarité Active) et ses conditions d'obtention…

Plus de contexte : Le RSA (Revenu de Solidarité Active) est l'aide sociale de base versée aux personnes sans ressources ou aux revenus très faibles (25 ans et plus). Son montant est de 651,69 € par mois pour une personne seule depuis le 1er avril 2026 (revalorisé chaque 1er avril sur l'inflation, +0,8 % en 2026). En France, environ 1,9 million de foyers le perçoivent. La loi pour le plein emploi (loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023) a instauré un « contrat d'engagement » prévoyant un objectif de 15 heures d'activités hebdomadaires (formations, missions bénévoles, immersion professionnelle), applicable aux allocataires depuis le 1er janvier 2025 et généralisé en 2026 ; cette durée peut être réduite ou écartée selon la situation (santé, handicap, charges familiales). Un régime de sanctions gradué (« suspension-remobilisation », en vigueur depuis le 1er juin 2025) a remplacé les radiations automatiques. Cette réforme fait l'objet d'un vif débat entre ceux qui y voient un levier d'insertion et ceux qui dénoncent une punition des plus vulnérables.

  • Le RSA doit être inconditionnel, revu à la hausse et non assorti d'obligations : l'accès à des revenus de base est un droit, pas une faveur.
  • Un accompagnement vers l'emploi est souhaitable, mais il doit être progressif et respectueux : les obligations d'activité doivent tenir compte des situations personnelles.
  • Le RSA doit être soumis à des contreparties claires et contrôlées : contribuer à la collectivité est la condition normale pour recevoir une aide publique.

Concernant les APL (Aides Pour le Logement)…

Plus de contexte : Les APL (Aides Personnalisées au Logement) sont des aides versées par la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) pour réduire le montant du loyer ou des mensualités d'emprunt. Elles bénéficient à environ 5,5 millions de ménages en France, pour un montant moyen d'environ 225 € par mois (100–200 € pour les étudiants). En octobre 2017, le gouvernement Philippe a réduit les APL de 5 € par mois pour tous les allocataires (parc social et privé) ; puis, en 2018, la Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) a réduit les APL des locataires HLM en contrepartie d'une baisse de loyer imposée aux bailleurs sociaux. Le débat sur les APL cristallise deux visions : aide indispensable à l'accès au logement pour les uns, subvention inflationniste qui profite aux propriétaires plutôt qu'aux locataires pour les autres.

  • Les APL doivent être augmentées et leur accès facilité : sans elles, des millions de personnes ne pourraient pas se loger dignement.
  • Les APL méritent une réforme structurelle pour mieux cibler les plus précaires et éviter qu'elles ne profitent aux loyers spéculatifs.
  • Les APL alimentent la hausse des loyers sans régler le problème de fond ; une réduction progressive serait préférable, couplée à une politique de construction.

Positions des candidats

Fabien Roussel
Fabien RousselPCF PCF

Porter le minimum vieillesse (ASPA) à 1 400 € par mois et indexer automatiquement toutes les retraites sur le salaire moyen.

Marine Tondelier
Marine TondelierECO ECO

Déployer 30 mesures pour combattre l'isolement social : délégation interministérielle dédiée, soutien aux cafés-bistrots, 500 nouvelles Maisons France Services, congé associatif él

Édouard Philippe
Édouard PhilippeHOR HOR

Indexer les pensions de retraite et les minima sociaux sur l'inflation réelle afin de préserver le pouvoir d'achat des retraités et des personnes précaires.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc MélenchonLFI LFI

Instaurer une garantie d'autonomie portant tous les revenus au-dessus du seuil de pauvreté (environ 1 216 € pour une personne seule), en revalorisant tous les minima sociaux.

Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-AignanDLF DLF

Conditionner le versement de toutes les allocations à une résidence préalable de cinq ans sur le territoire français, pour réserver les aides sociales aux contributeurs au système.

Clémentine Autain
Clémentine AutainAPR APR

Renforcer les protections sociales universelles et lutter contre toutes les formes de discrimination (racisme, antisémitisme, sexisme, LGBTphobie) comme conditions d'une solidarité

Raphaël Glucksmann
Raphaël GlucksmannPP PP

Automatisation de l'accès aux droits sociaux grâce à un dossier social partagé entre tous les acteurs, garantissant la continuité des droits et évitant le non-recours.

Jordan Bardella
Jordan BardellaRN RN

Conditionner le maintien des allocations chômage au refus justifié d'au moins deux offres d'emploi raisonnables, pour inciter au retour à l'emploi et revaloriser le travail.

Bruno Retailleau
Bruno RetailleauLR LR

Créer un « compte social unique » plafonnant l'ensemble des aides sociales perçues par un foyer à 70 % du SMIC net, pour maintenir un écart entre revenus du travail et revenus de s

Éric Zemmour
Éric ZemmourREC REC

Conditionner le versement du RSA à la preuve de 20 candidatures d'emploi par mois, avec vérification systématique, et suspendre l'allocation en cas de non-respect.

François Ruffin
François RuffinDEB DEB

Permettre la retraite à 60 ans pour les salariés exposés à des conditions de travail pénibles et garantir une pension minimale de 1 200 euros pour tous.

Gabriel Attal
Gabriel AttalREN REN

Automatiser le versement des aides sociales auxquelles les citoyens ont droit, sans démarche préalable, pour réduire le non-recours.

Olivier Faure
Olivier FaurePS PS

Relancer la construction de 150 000 logements sociaux par an (dont un tiers "très sociaux") et généraliser l'encadrement des loyers dans les zones tendues.