Éthique

Les questions du quiz sur le thème Éthique. Pour comparer les positions des candidats, faites le quiz ou consultez un profil candidat ci-dessous.

Questions du quiz

Concernant la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour toutes…

Plus de contexte : La PMA (Procréation Médicalement Assistée) désigne l'ensemble des techniques médicales permettant de concevoir un enfant avec assistance médicale (insémination, FIV…). La loi Bioéthique d'août 2021 a étendu la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, mettant fin au monopole des couples hétérosexuels en situation d'infertilité médicale. Cette loi est désormais appliquée. Le débat 2027 porte sur les extensions suivantes : la PMA post-mortem (utilisation des gamètes d'un conjoint décédé), la GPA (Gestation Pour Autrui, portée par une tierce femme, interdite en France mais demandée par certains partis), et l'amélioration de l'accès territorial à la PMA. Sources : <a href="https://www.vie-publique.fr/loi/268659-loi-bioethique-2-aout-2021" target="_blank" rel="noopener">Loi Bioéthique 2021 - Vie Publique</a> ; <a href="https://www.ccne-ethique.fr/" target="_blank" rel="noopener">CCNE sur PMA et GPA</a>.

  • Pour l'application pleine et entière de la loi PMA pour toutes, avec réduction des délais d'attente et amélioration de l'accès dans tous les territoires.
  • Pour le maintien de la loi PMA pour toutes telle qu'adoptée en 2021, sans extension immédiate à de nouveaux dispositifs.
  • Contre l'extension de la PMA aux couples de femmes et femmes seules : ce droit doit rester réservé aux couples hétérosexuels en situation d'infertilité médicale.

Concernant le projet de loi sur l'aide à mourir (fin de vie)…

Plus de contexte : La loi sur l'aide à mourir, adoptée par l'Assemblée Nationale le 27 mai 2025 (305 voix pour, 199 contre), distingue deux volets : le renforcement des soins palliatifs (accompagnement en fin de vie sans acte léthal) et l'aide à mourir active (administration d'une substance létale à la demande du patient). L'aide à mourir serait réservée aux personnes majeures, de nationalité française ou résidant en France, atteintes d'une maladie incurable avec pronostic vital engagé à moyen terme et souffrances insupportables. Adoptée deux fois par l'Assemblée Nationale (27 mai 2025, puis 25 février 2026), la proposition de loi a été rejetée deux fois par le Sénat (28 janvier 2026 en 1re lecture, puis le 12 mai 2026 en 2e lecture, le Sénat ayant supprimé l'article 2, clé de voûte du texte). Le texte est transmis à l'Assemblée Nationale pour une 3e lecture ; le gouvernement peut donner le dernier mot à l'Assemblée. Ce sujet divise les partis, les professions de santé et les familles philosophiques.

  • Pour une loi ambitieuse sur l'aide à mourir active, permettant à toute personne atteinte d'une maladie incurable avec souffrances insupportables d'y accéder.
  • Pour une loi encadrée distinguant soins palliatifs et aide à mourir, avec des conditions strictes et un encadrement médical rigoureux.
  • Contre toute forme d'aide à mourir légalisée : la société doit investir dans les soins palliatifs plutôt que de permettre une mort provoquée.

Concernant les peines maximales pour les crimes les plus graves (terrorisme, meurtres en série)…

La peine de mort a été abolie en France en 1981 et constitutionnalisée en 2007 (art. 66-1 de la Constitution), ce qui interdit toute réintroduction sans référendum constitutionnel. La peine maximale applicable est la réclusion criminelle à perpétuité, mais assortie de la possibilité d'une libération conditionnelle. Le débat politique en 2025-2026 porte sur (a) l'instauration d'une perpétuité réellement incompressible (sans possibilité de sortie) pour les criminels les plus dangereux, et (b) sur l'opportunité d'un référendum citoyen permettant au peuple de se prononcer sur la question de la peine de mort.

  • La perpétuité réelle est une peine inhumaine et inefficace. La justice doit viser la réhabilitation même pour les crimes les plus graves ; les peines perpétuelles incompressibles ne trouvent pas leur place dans un État de droit.
  • La perpétuité réelle est acceptable pour les profils les plus dangereux, mais la peine de mort ne doit pas être remise au débat — l'abolition est un acquis civilisationnel.
  • La perpétuité réelle doit être généralisée pour les criminels irrécupérables et les terroristes. Si la question de la peine de mort devait être tranchée, c'est aux citoyens d'en décider par référendum.

Positions des candidats

Éric Zemmour
Éric ZemmourREC REC

Abroger la loi de 2013 autorisant le mariage entre personnes de même sexe et rétablir l'union civile comme cadre légal pour les couples non mixtes.

Bruno Retailleau
Bruno RetailleauLR LR

S'opposer à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) et à l'extension de la PMA, au nom de la protection des femmes et de la dignité humaine.

François Ruffin
François RuffinDEB DEB

Plafonner les rémunérations des dirigeants d'entreprises publiques et instaurer une transparence totale sur les revenus et avantages des élus et hauts fonctionnaires.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc MélenchonLFI LFI

Légaliser l'aide active à mourir (suicide assisté et euthanasie) pour toute personne majeure atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande.

Marine Tondelier
Marine TondelierECO ECO

Renforcer la transparence financière des partis et des mandats électifs, avec publication régulière des comptes et contrôle externe systématique.

Fabien Roussel
Fabien RousselPCF PCF

Renforcer la protection constitutionnelle de l'IVG (au-delà de la liberté inscrite en 2024) et garantir son remboursement intégral par la Sécurité sociale.

Jordan Bardella
Jordan BardellaRN RN

S'opposer à la légalisation de l'euthanasie active et du suicide assisté, en défendant un développement prioritaire des soins palliatifs comme réponse à la souffrance en fin de vie

Édouard Philippe
Édouard PhilippeHOR HOR

Oppose l'inscription législative de l'aide active à mourir tout en reconnaissant la complexité éthique du sujet ; s'est abstenu lors du vote en mai 2025.

Olivier Faure
Olivier FaurePS PS

Soutenir l'inscription du droit à l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution française pour le protéger de toute remise en cause législative.

Raphaël Glucksmann
Raphaël GlucksmannPP PP

Conditionnement strict des fonds européens au respect de l'État de droit, de l'indépendance judiciaire et des droits fondamentaux dans chaque État membre.

Clémentine Autain
Clémentine AutainAPR APR

Instaurer une parité sociale dans les instances élues et délibératives, pour que la composition des institutions reflète la diversité socioéconomique de la société, au-delà de la s

Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-AignanDLF DLF

Refuser la GPA (gestation pour autrui) sous toutes ses formes, en la qualifiant de marchandisation du corps des femmes, et inscrire cette interdiction dans la loi.

Gabriel Attal
Gabriel AttalREN REN

Inscrire dans la Constitution un principe de non-régression sociétale empêchant le législateur de revenir sur les avancées en matière d'égalité et de droits.