Rassemblement National
État du Parti RN en 2026 - Programme Candidats
Présentation
Création
01 juin 2018.
Derniers résultats
- •23.15% au 1er tour présidentielle 2022 (Marine Le Pen).
- •18.68% aux législatives 2022 (89 sièges).
- •31.37% aux européennes 2024 — 1er parti français (30 sièges).
- •143 sièges aux législatives de juillet 2024 (1er groupe d'opposition).
Direction
Dirigeant

Jordan Bardella
Président du Rassemblement National depuis novembre 2022, premier président du parti hors de la famille Le Pen. Eurodéputé depuis 2019, il a conduit la liste du RN aux élections européennes de 2019 et de 2024. Il est pressenti comme candidat du parti à l'élection présidentielle de 2027.
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Jordan Bardella
Président du Rassemblement National depuis novembre 2022, premier président du parti hors de la famille Le Pen. Eurodéputé depuis 2019, il a conduit la liste du RN aux élections européennes de 2019 et de 2024. Il est pressenti comme candidat du parti à l'élection présidentielle de 2027.
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Marine Le Pen
Présidente du groupe Rassemblement National à l'Assemblée nationale et ancienne présidente du Front national puis du Rassemblement national de 2011 à 2022. Candidate à l'élection présidentielle en 2012 (17,9 % au 1er tour), en 2017 (33,9 % au 2nd tour) et en 2022 (41,45 % au 2nd tour). Le 31 mars 2025, elle a été condamnée en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, avec une peine de cinq ans d'inéligibilité assortie de l'exécution provisoire. Son procès en appel s'est tenu du 13 janvier au 12 février 2026, le délibéré étant attendu le 7 juillet 2026.
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Jordan Bardella
Président du Rassemblement National depuis novembre 2022, premier président du parti hors de la famille Le Pen. Eurodéputé depuis 2019, il a conduit la liste du RN aux élections européennes de 2019 et de 2024. Il est pressenti comme candidat du parti à l'élection présidentielle de 2027.
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Sébastien Chenu
Sébastien Chenu est avocat et homme politique, né en 1973. Issu de la droite classique (PR/UMP), il co-fonde en 2001 l'association GayLib, branche LGBT+ du RPR/UMP, avant de rejoindre le Rassemblement bleu Marine en 2014. Il est élu député du Nord en 2017, mandat reconduit en 2022 et 2024 avec des scores au second tour supérieurs à 55 %. Il est nommé vice-président du Rassemblement national lors du congrès de novembre 2022 qui a élu Jordan Bardella à la présidence. Depuis octobre 2025, il siège également comme 5e vice-président de l'Assemblée nationale.
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Julien Odoul
Julien Odoul est né en 1985. Il adhère au Rassemblement national en septembre 2014 après avoir milité dans plusieurs partis centristes. Il est élu conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté en 2016, puis député de l'Yonne en 2022, mandat reconduit en 2024. Marine Le Pen l'a nommé porte-parole du parti en 2021 ; à ce titre, il intervient régulièrement dans les médias nationaux sur les positions du RN. Il est également porte-parole adjoint du groupe RN à l'Assemblée nationale.
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Jean-Philippe Tanguy
Jean-Philippe Tanguy est né en 1986. Après un parcours dans le giron de Debout la France où il était collaborateur de Nicolas Dupont-Aignan, il adhère au Rassemblement national en novembre 2020. Il co-fonde L'Avenir français en 2021 et devient directeur adjoint de campagne pour la présidentielle de Marine Le Pen en 2022. Élu député de la Somme en 2022 et réélu en 2024, il exerce la fonction de président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale, avec un positionnement centré sur les questions économiques et souverainistes. Il représente la nouvelle génération de cadres entrés dans le parti après 2020.
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Assemblée Nationale
Le RN compte 122 députés à l'Assemblée Nationale (groupe Rassemblement National), soit 21,1 % des sièges. Premier groupe d'opposition.
Sénat
3 sénateurs RN siègent parmi les non-inscrits (0,9 % du Sénat) — l'effectif est insuffisant pour constituer un groupe.
Histoire
Fondation et prise d'importance
Le Rassemblement National est le changement de nom du Front National. Parti créé en 1972 notamment par Ordre Nouveau, une organisation nationaliste d’extrême droite proche du néofacisme, Jean-Marie Le Pen et Pierre Bousquet.
Après sa défaite en 2017, le parti décide de se restructurer, tant sur l’organisation que sur le programme. Marine le Pen, au commandes du parti depuis janvier 2011 propose un changement de nom, transformant le Front National, souffrant d’une mauvaise image, en Rassemblement National. La proposition est approuvée.
L’Histoire du FN puis du RN est l’une des preuves que la patience et la détermination peuvent payer en politique : Malgré des scores très faibles à leur création, le parti prend de l’importance à partir des années 80 et 90 grâce aux présidentielles, Jean-Marie Le Pen récupérant à deux élections d’affilée autour de 14,5% des voix. Puis, 2002 vient marquer une percée, vite arrêtée par le “Front Républicain”, l’alliance au second tour de tous les partis face au FN : Jean-Marie Le Pen ne progresse quasi pas, passant de 16,86% (+ de 4 millions de voix) au 1er tour à 17,79% (+ de 5 millions de voix) au 2nd tour.
Ce même Front Républicain bloque également l’arrivée du FN au parlement aux élections législatives de manière quasi systématique, réduisant au minimum les députés FN et les empêchant de créer un groupe parlementaire (Il faut être 15 députés pour cela).
Marine Le Pen : figure de la dé-diabolisation
Cependant, l’arrivée de Marine le Pen à la tête du parti va relancer la machine et faire exploser un certain “plafond de verre” électoral qui empêchait le FN de progresser. La présidentielle 2012 voit Marine le Pen arriver 3ème avec 17,9% (+ de 6 millions de voix), une prouesse, améliorant en une fois le meilleur score de son père.
Le FN prend également de l’ampleur aux élections européennes, raflant la première place en 2014 puis en 2019.
Cette explosion du score du FN puis du RN peut s’expliquer dans les qualités de Marine Le Pen, avocate de formation, qui s’avère être une oratrice confirmée. Plus “lisse” dans ses propos que son père, elle entame une véritable stratégie de dé-diabolisation de son parti. Ce processus va être laborieux de 2012 à 2016 avant de montrer son efficacité en 2017, notamment grâce à Florian Philippot.
Florian Philippot, conseiller régional du Grand-Est et ancien député européen fut le Vice-Président du FN de 2012 à 2017. C’est notamment lui qui va inciter le parti à faire évoluer son programme.
Présidentielle 2017 et retour du social au FN
A l’origine, le programme du FN est un programme qui plaide pour pour une maîtrise forte de l’immigration, un accroissement drastique de la sécurité ainsi qu’un éloignement, voir une sortie de l’Europe. Le FN souhaite voir un désengagement de l’état dans l’économie en supprimant de nombreux impôts comme l’impôt sur le revenu, l’ISF, la CSG et reste farouchement opposé aux évolutions éthiques, notamment le droit à l’avortement.
Cependant, l’arrivée de Marine le Pen et Florian Philippot va entraîner une évolution progressive du programme, notamment sur les questions sociales, éthiques et européennes. En effet, le programme 2012 et surtout le programme 2017 du FN tranche avec le programme de Jean-Marie le Pen en 2002. Désormais, il ne s’agit plus de désengager l’état et de supprimer les taxes à tout va, mais de mieux gérer les dépenses sociales, notamment leur attribution.
Exit également les frilosités sur l’avortement : Le FN cherche à ne pas se couper des jeunes militants. La campagne présidentielle de 2017 va même faire évoluer la position du parti sur l’Europe, bien que trop tard : La position du parti sera un des points sur lesquels les opposants dont Emmanuel Macron vont appuyer pour déstabiliser la candidate. Aujourd’hui, après des hésitations, le RN ne prône plus ultimement une sortie de l’Europe : Ils cherchent désormais à en changer profondément la gouvernance à l’aide d’autres partis européens portant une vision proche de celle la leur.
Avec 21,3% (+ de 7 millions de voix), Marine le Pen arrive 2ème au 1er tour de l’élection présidentielle 2017, pulvérisant le record de son parti de score et de nombre de voix récoltées pendant un scrutin. De plus, bien que la perspective d’une victoire soit faible compte tenu du report des voix des autres candidats, la situation est bien meilleure qu’en 2002 : La rue avait alors battu le pavé pendant toute la semaine qui sépare les deux tours et tous les partis avaient appelés à voter Jacques Chirac.
Cette fois, la rue est restée silencieuse. Le “Front Républicain” s’est bel et bien formé, mais s’est fissuré : Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout La France (DLF), situé entre Les Républicains (LR) et le FN accepte un “ticket”, soit une alliance en échange d’un poste de premier ministre. Si les 4,7% (+ 1 million de voix) qu’il représente n’améliorent que peu le score de la candidate, elle montre ici la fin de l’isolement politique du parti. Marine le Pen et le FN rassembleront 33,9% (+ 10 millions de voix) des électeurs, presque le double du score de son père 15 ans auparavant.
Après présidentielle et projet 2022
Cette défaite, en plus d'entraîner un changement de nom et une évolution de la ligne a entraîné le départ de Florian Philippot et l’apparition de critiques sur les capacités de Marine le Pen a gagner une élection. Cela a entraîné des tensions en interne, qui ont été cependant balayées par le succès des élections européennes 2019 et l’émergence de Jordan Bardella.
Bien qu’ils soient représentés de manière marginale à l’Assemblée Nationale et au Sénat, le RN s’est opposé à la privatisation d’Aéroport de Paris, au CETA, à la réforme de la SNCF ou encore au Projet de Loi de Finance supprimant l’ISF.
De manière générale, Marine le Pen propose un projet en rupture franche avec le projet développé par Emmanuel Macron. Au coeur de son projet se trouve l’accroissement de l’indépendance et de la souveraineté française. Plaidant pour un renforcement de la sécurité et un contrôle fort de l’immigration, Marine le Pen veut privilégier les français dans l’attribution d’emplois, de logements ou d’aides sociales. Elle souhaite également changer le fonctionnement de l’Europe avec d’autres partis européens pour créer une “Europe des Nations” où chaque pays est plus indépendant. Les évolutions éthiques, enfin, restent un peu complexe au Rassemblement National qui provoque des divisions et qui est assez peu développé. Ainsi, ils ne semblent pas placer cette thématique dans leurs priorités.
Marine Le Pen a déjà annoncé sa volonté d’être candidate en 2022, il n’y a donc pas de doutes sur ce sujet. Cependant, Jordan Bardella, figure montante ainsi que Marion Maréchal semblent prêts à reprendre le flambeau si besoin.
De 2022 à 2026 : présidence Bardella et nouvelle dimension parlementaire
En novembre 2022, Jordan Bardella succède à Marine Le Pen à la présidence du Rassemblement National. La direction du parti est dès lors partagée : Jordan Bardella en est le président, tandis que Marine Le Pen préside le groupe RN à l’Assemblée nationale.
À la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, les élections législatives de juillet 2024 font du Rassemblement National le premier groupe d’opposition (143 sièges avec ses alliés). Quelques semaines plus tôt, aux élections européennes de juin 2024, la liste conduite par Jordan Bardella arrive en tête avec 31,37 % des voix, faisant du RN le premier parti français à ce scrutin.
Le 31 mars 2025, Marine Le Pen est condamnée en première instance ; elle a fait appel, le délibéré étant attendu le 7 juillet 2026. Dans ce contexte, le choix du candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2027 reste indécis et doit notamment se jouer lors du congrès du RN prévu à Orléans le 24 octobre 2026.