Le logo du Parti Socialiste, accompagné d’une rose

Parti Socialiste

Présentation

Création

4 mai 1969. Le parti naît des cendres de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO).

Derniers résultats

  • 1.75% à la présidentielle 2022 (Anne Hidalgo).
  • ~31 sièges aux législatives 2022 dans le cadre de la NUPES.
  • 13.83% aux européennes 2024 (13 sièges, liste PS/Place Publique, Raphaël Glucksmann).
  • ~64 sièges aux législatives de juillet 2024 (dans le cadre du NFP).

Direction

Dirigeant

Olivier Faure

Olivier Faure

Olivier Faure est premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018, réélu à ce poste le 5 juin 2025 (50,9 % face à Nicolas Mayer-Rossignol). Il est député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne. En vue de la présidentielle de 2027, il défend l'organisation d'une primaire de la gauche et des écologistes (prévue le 11 octobre 2026) et porte une ligne sociale-démocrate.

Voir le profil ↗

Candidat

Olivier Faure

Olivier Faure

Olivier Faure est premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018, réélu à ce poste le 5 juin 2025 (50,9 % face à Nicolas Mayer-Rossignol). Il est député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne. En vue de la présidentielle de 2027, il défend l'organisation d'une primaire de la gauche et des écologistes (prévue le 11 octobre 2026) et porte une ligne sociale-démocrate.

Voir profil complet ↗

Figures importantes

Olivier Faure

Olivier Faure

Olivier Faure est premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018, réélu à ce poste le 5 juin 2025 (50,9 % face à Nicolas Mayer-Rossignol). Il est député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne. En vue de la présidentielle de 2027, il défend l'organisation d'une primaire de la gauche et des écologistes (prévue le 11 octobre 2026) et porte une ligne sociale-démocrate.

Voir le profil ↗
Boris Vallaud

Boris Vallaud

Boris Vallaud préside le groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis juin 2022, réélu dans cette fonction en juillet 2024. Il est député de la 3e circonscription des Landes depuis 2017, réélu en 2022 (59,93 % au 2e tour) et 2024 (56,65 % au 2e tour). Avant son élection, il a exercé les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République (2014-2016) sous François Hollande, puis de porte-parole du Parti Socialiste (2018-2023). Il est conseiller départemental du canton Adour Armagnac depuis 2021. Il est marié à Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre.

Voir le profil ↗
Johanna Rolland

Johanna Rolland

Johanna Rolland est première secrétaire déléguée du Parti Socialiste depuis le 16 février 2023, numéro deux de la direction conduite par Olivier Faure. Elle est maire de Nantes depuis 2014, devenant la première femme à diriger cette municipalité, et a été réélue en 2020 puis en 2026 (52,18 % au 2e tour). Elle préside également Nantes Métropole depuis 2014. Son positionnement au sein du PS s'inscrit dans la ligne favorable à l'union de la gauche.

Voir le profil ↗
Carole Delga

Carole Delga

Carole Delga préside le conseil régional d'Occitanie depuis janvier 2016 et a été réélue en 2021 avec 57,77 % des voix au second tour, le meilleur score parmi les présidents de région. Elle est présidente de Régions de France depuis juillet 2021, première femme à occuper ce poste. Au sein du Parti Socialiste, elle représente l'aile sociale-démocrate autonome, opposée à une alliance avec La France insoumise, et est devenue la principale opposante interne à la ligne Faure sur ce sujet. Elle anime le mouvement « La République en Commun » et organise les « Rencontres de la gauche » qui réunissent les courants réformistes.

Voir le profil ↗
François Hollande

François Hollande

François Hollande est président de la République française de 2012 à 2017, premier membre du Parti Socialiste à accéder à l'Élysée depuis François Mitterrand. Il a été premier secrétaire du PS de 1997 à 2008. Après une absence de la vie élective à l'issue de son mandat présidentiel, il a été élu député de la 1re circonscription de la Corrèze en juillet 2024, sous l'étiquette Nouveau Front Populaire. Il représente un courant social-réformiste au sein du PS, favorable à une gauche rassemblée autour d'un programme de gouvernement excluant les orientations de La France insoumise.

Voir le profil ↗

Représentation électorale

Assemblée Nationale

68 / 57768 / 577

68 députés socialistes et apparentés à l'Assemblée Nationale (groupe Socialistes et apparentés), soit 11,8 % des sièges.

Sénat

65 / 34865 / 348

65 sénateurs au sein du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER), soit 18,7 % du Sénat. Inclut quelques élus écologistes et apparentés.

Histoire

Le PS : le Socialisme réformiste

Le PS est né en 1969, 1 an après les événements de Mai 68. En grande difficulté face au Union des Démocrates pour la République (UDR, l’ancêtre de Les Républicains, la droite donc), les forces de gauche sont divisées en petits groupes, ce qui enterre toute idée de victoire face à l’unité de l’UDR.

Pendant 2 ans, jusqu’au Congrès D’Epinay en 1971, le Parti va s’employer à se renouveler et rassembler les différentes forces proches d’elle afin de créer un bloc de gauche capable de proposer une alternative à la politique gouvernementale de droite, invaincue depuis la libération en 45.


La ligne politique diffère alors de ce que l’on peut observer aujourd’hui : Il est question d’unifier les forces de gauche et de former une coalition - une alliance - avec le Parti Communiste, encore puissant, pour proposer une alternative au capitalisme. Le PS est alors un parti socialiste réformiste au sens Marxiste du terme : il est question de socialiser (mettre en commun au peuple) les moyens de production (entreprises) et d’échanges. Il se définit comme un parti de réforme pour amener progressivement à une société communiste.

La présidence de François Mitterrand, le projet Socialiste face à la réalité

Le rassemblement des forces de gauche va finir par payer et offrir au Parti Socialiste en 1981 deux victoires d’affilée à la présidentielle avec François Mitterrand. Il va alors engager un programme de profondes réformes, abolissant la peine de mort, dépénalisant l’homosexualité, augmentant les allocations familiales, le minimum vieillesse, la retraite à 60 ans ou l’augmentation du SMIC.


Cependant, la crise économique mondiale du début de la décennie 80 va voir le président socialiste, élu sur un projet de rupture, proposer un tournant de rigueur budgétaire pour maintenir l’économie à flots. Il dérégule partiellement les marchés financiers (Supprime des contraintes pour les investisseurs dans l’économie française), privatise des entreprises nationales, bloque les salaires et augmente la taxation du travail (part du salaire retiré pour financer les prestations sociales).

Ce choix jette le désarroi sur l’électorat du parti, qui se retrouve à douter de la faisabilité du programme, notamment économique, du parti. Une partie de l’électorat va ainsi se détourner du PS, ce qui va contribuer à amener la première cohabitation avec la droite et affaiblir le parti.


Cette expérience du pouvoir va profondément marquer le PS et modifier progressivement sa ligne politique, face à la difficulté de mener à bien leur vision originelle.

Cohabitation et 21 avril 2002

Le PS prendra cependant cependant sa revanche en gagnant les élections législatives de 1997, peu après la fin du second mandat de François Mitterrand et imposer à la droite nouvellement élue une cohabitation. Lionel Jospin, membre du PS, est alors nommé Premier Ministre de Jacques Chirac et va pouvoir lui aussi mettre en place l’idéal du parti.

Cependant, cet idéal a changé. Plus question de société communiste, on parle alors d’une “société-mixte” où l’Etat a suffisamment de puissance pour réaliser des actions d’intérêt général. Sont alors entrepris l’adoption du PACS, du congé paternité, l’AME (Aide Médicale d’Etat), la privatisation de l’assurance Gan, de France Telecom.


Fier du bilan du Premier Ministre, est élu candidat du parti Lionel Jospin en 2002. Cependant, la Gauche part en rangs dispersés, avec pas moins de 8 candidats allant des communistes révolutionnaires au centre-gauche. Ces nombreux candidats éparpillent les voix et mènent, pour la première fois à l’élimination d’un candidat socialiste au premier tour de l’élection présidentielle, avec 16,18% (+ de 4 millions de voix).

Après ce coup de massue, l’heure est à la reconstruction. Effrayés par la montée du vote d’extrême gauche, le PS s’interroge sur la ligne qu’il doit porter : Une ligne de centre gauche ou une ligne plus dure ? Cette question va parasiter le parti pendant 10 ans, jusqu’à la victoire de François Hollande, l’un des défenseurs de la ligne sociale-libérale de centre gauche, à l’élection présidentielle.


François Hollande, le président social libéral

François Hollande va bénéficier, pour la première fois dans l’histoire, d’une majorité à l’Assemblée mais également au Sénat. Il a l’intégralité des institutions de son côté, mais il arrive dans un contexte de chômage élevé sur fond de crise économique, depuis 2008. Il fait ainsi de la lutte contre le chômage sa priorité, ce qui va empoisonner son mandat face aux effets tardifs des mesures qu’il met en place, comme le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), une politique d’allègement fiscal pour les entreprises, le Pacte de Croissance, Compétitivité Emploi (différent du CICE) ou encore la Loi Travail, assouplissant le droit du travail, ce qui va entraîner des manifestations. Ces mesures, portées sur les entreprises, gênent la partie la plus radicale du PS, qui ne voit que des mesures pro-entreprise, ce qui va finir par les mener à faire sécession à l’Assemblée et créer un groupe de “frondeurs”. Ce groupe refuse de voter les mesures les plus sociales-libérales, de centre-gauche et se sentent trahi par le candidat. La popularité de François Hollande sera fortement impactée par ces mesures.

Son quinquennat va également être marqué par des attaques terroristes qui vont entraîner la mise en place de l’état d’urgence, l’instauration d’un plafond de l’ISF à 75% des revenus ou la légalisation du mariage et de l’adoption pour les couples du même sexe, malgré une très grande opposition de l’UMP (qui deviendra LR) et de l’église catholique.


Présidentielle 2017, l'échec de la primaire

Face à une courbe du chômage qui tarde à baisser et une impopularité importante, François Hollande décide de ne pas se représenter. Son parti, divisé par la fronde qui bloque le gouvernement sur ses projets, décide de s’engager dans une primaire avec notamment Benoît Hamon, qui présente un projet marqué à gauche autour notamment du revenu universel, Manuel Valls, premier ministre et Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique bénéficiant de l’image d’un “Monsieur Made in France”.

C’est finalement Benoît Hamon qui est adoubé par les militants, au grand désarroi d’une partie des cadres du parti mais également des autres candidats de la primaire, qui doivent tous supposément le soutenir désormais.

Cependant, Emmanuel Macron, ancien ministre, propose un projet bien plus proche d’eux, et de nombreux militants, cadres ou anciens candidats de la primaire vont se rallier à En Marche. Finalement, la machine du PS ne sera jamais vraiment lancée pour cette campagne car le candidat ne lui plaît pas.


Repositionnement et stratégie d'effacement

Après la débacle historique de Benoît Hamon et la défaite logique qui a suivi à l’Assemblée Nationale, le PS a progressivement vu son aile droite, plus proche de Emmanuel Macron, disparaître, le faisant de facto se rencentrer sur sa gauche sous la direction d’Olivier Faure. Pendant un temps, ce dernier a maintenu une ligne “d’effacement“, à savoir se ranger derrière d’autres forces de gauche pour continuer à peser. Le parti a ensuite renoué avec une candidature présidentielle propre en 2022 avec Anne Hidalgo, maire de Paris, dont la campagne s’est soldée par un échec historique : 1,75 % des voix au premier tour.


À partir de 2022, le PS a inscrit son action dans des coalitions de gauche : d’abord la NUPES aux législatives de 2022, puis le Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives anticipées de juillet 2024. En interne, Olivier Faure a été réélu premier secrétaire le 5 juin 2025, avec 50,9 % des voix face à Nicolas Mayer-Rossignol, confirmant l’orientation du parti vers la gauche.


En vue de la présidentielle 2027, le PS a présenté en avril 2026 son projet “Vivre libre”. La stratégie pour 2027 fait débat : Olivier Faure pousse pour une primaire de la gauche non-mélenchoniste, programmée le 11 octobre 2026, tandis qu’une partie du parti, notamment autour de Carole Delga, défend plutôt une ligne autonome. Sur le fond, le PS propose un projet plus social que celui de la majorité présidentielle : augmentation des minimas sociaux, lutte contre la pauvreté et investissements dans la transition écologique. Profondément pro-européen, il place la réduction des inégalités au cœur de son projet, ce qui implique une augmentation de la fiscalité, notamment pour les plus aisés et les entreprises.