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Parti communiste français

État du Parti PCF en 2025 - Programme Candidats

Présentation

Création

1943

Derniers résultats

  • 2.28% à l'élection présidentielle 2022 (Fabien Roussel).
  • 2.22% aux législatives 2022 (22 sièges).
  • Inclus dans la liste Glucksmann (PS/PP) aux européennes 2024 (13.83%).
  • 22 sièges obtenus aux législatives de juillet 2024 (dans le cadre du Nouveau Front Populaire).

Direction

Dirigeant

Fabien Roussel

Fabien Roussel

Candidat

Fabien Roussel

Fabien Roussel

Figures importantes

Fabien Roussel

Fabien Roussel

Ian Brossat

Ian Brossat

Porte-parole du parti, adjoint à la maire de Paris.

Marie-George Buffet

Marie-George Buffet

Ancienne candidate du parti, ancienne députée, ancienne secrétaire générale du parti et ancienne ministre.

Représentation électorale

Assemblée Nationale

22 / 57722 / 577

22 députés PCF sont dans le groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine) à l'Assemblée Nationale après les élections de juillet 2024. (3.8% du total)

Sénat

14 / 34814 / 348

14 sénateurs du Parti Communiste Français sont dans le groupe Communiste au Sénat (4.3% du total du Sénat)

Histoire

Un parti né de la rupture de Tours en 1920

Le Parti Communiste Français naît en décembre 1920 lors du congrès de Tours. Une majorité des membres de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) vote l'adhésion à la IIIe Internationale communiste fondée par Lénine à Moscou, provoquant une scission historique avec la minorité socialiste restée autour de Léon Blum. Ce « grand schisme » va durablement structurer la gauche française en deux grandes familles.


Dans les années 1930, le PCF adopte la stratégie du Front populaire en s'alliant aux radicaux et aux socialistes. En 1936, cette coalition remporte les élections législatives et porte Léon Blum au pouvoir. Le PCF soutient le gouvernement sans y participer, et les accords de Matignon — signés sous la pression de grèves massives — aboutissent à des conquêtes sociales majeures : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires.


Le PCF, « parti des 75 000 fusillés »

Après l'invasion nazie de l'URSS en juin 1941, le PCF entre massivement dans la Résistance. L'organisation clandestine du parti, ses réseaux de militants et ses Francs-Tireurs et Partisans (FTP) en font l'une des forces de résistance armée les plus actives sur le territoire. Cette page lui vaut le titre — en partie contesté par les historiens — de « parti des 75 000 fusillés ».


À la Libération, le PCF est au sommet de sa puissance. Aux élections de 1945 et 1946, il rassemble autour de 26 à 28 % des voix, devenant le premier parti de France. Ses ministres participent aux gouvernements provisoires. Maurice Thorez, son secrétaire général, est vice-président du Conseil. Mais la guerre froide met rapidement fin à cette période de grâce : le PCF est exclu du gouvernement en 1947.


Déclin progressif et tentative de renouveau

Pendant les décennies suivantes, le PCF maintient une influence significative — syndicale via la CGT, municipale dans la « banlieue rouge » — mais voit son électorat s'éroder face à la montée du Parti Socialiste. L'Union de la Gauche signée avec le PS en 1972 autour du Programme commun débouche sur la victoire de François Mitterrand en 1981 : pour la première fois, des ministres communistes entrent au gouvernement. Mais cette expérience, perçue comme une mise sous tutelle socialiste, accélère le déclin.


De 20 % dans les années 1970, le PCF tombe à moins de 5 % au tournant des années 2000. Il participe à la gauche plurielle de Lionel Jospin (1997–2002), puis cherche sa place au sein du Front de Gauche aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (2009–2016), avant de rejoindre la NUPES en 2022 puis le Nouveau Front Populaire en 2024. En 2022, Fabien Roussel, en rupture avec la stratégie de liste commune, choisit de présenter une candidature propre à la présidentielle et obtient 2,28 %, redonnant au PCF une visibilité nationale inédite depuis des années.