Parti communiste français
État du Parti PCF en 2027 - Programme Candidats
Présentation
Création
1943
Derniers résultats
- •2.28% à l'élection présidentielle 2022 (Fabien Roussel).
- •2.22% aux législatives 2022 : 12 députés PCF élus (groupe GDR de 22 membres).
- •Européennes 2024 : liste PCF autonome (Léon Deffontaines), 2,36% — non élue.
- •Législatives 2024 : 9 députés PCF élus, siégeant dans le groupe GDR (17 membres).
Direction
Dirigeant

Fabien Roussel
Fabien Roussel est secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018. Député du Nord de 2017 à 2024, il perd son siège lors des législatives de 2024. Il est candidat du PCF à l'élection présidentielle de 2022, où il obtient 2,28 % des voix.
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Fabien Roussel
Fabien Roussel est secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018. Député du Nord de 2017 à 2024, il perd son siège lors des législatives de 2024. Il est candidat du PCF à l'élection présidentielle de 2022, où il obtient 2,28 % des voix.
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Fabien Roussel
Fabien Roussel est secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018. Député du Nord de 2017 à 2024, il perd son siège lors des législatives de 2024. Il est candidat du PCF à l'élection présidentielle de 2022, où il obtient 2,28 % des voix.
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Ian Brossat
Ian Brossat est sénateur de Paris depuis septembre 2023 et porte-parole du PCF. Il a été adjoint au logement de la maire de Paris de 2014 à 2023, fonction à laquelle il a mis fin le 5 octobre 2023 du fait des règles de non-cumul des mandats.
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Léon Deffontaines
Léon Deffontaines, né le 15 mars 1996 à Amiens, rejoint le Mouvement jeunes communistes de France en 2013 et le PCF en 2016. Il est secrétaire général du MJCF de 2019 à 2023, puis devient porte-parole du PCF au 39e congrès (avril 2023). En 2024, il conduit la liste PCF « Gauche unie pour le monde du travail » aux élections européennes, obtenant 2,36 %. En mars 2026, il est élu adjoint au maire d'Amiens. Il représente au sein du PCF la génération montante et porte la ligne programmatique du parti sur les questions sociales et industrielles.
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Stéphane Peu
Stéphane Peu, né le 24 juillet 1962 à Pau, s'installe à Saint-Denis dans les années 1980 et rejoint les organisations de jeunesse communiste. Il est conseiller municipal de Saint-Denis depuis 1995 et député de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2017, réélu en 2022 (78,70 %) et en 2024 (71,80 % au premier tour). En avril 2025, il succède à André Chassaigne à la co-présidence du groupe GDR à l'Assemblée nationale. Il est chevalier de la Légion d'honneur (décret du 14 juillet 2012) et représente au sein du PCF l'ancrage populaire de Seine-Saint-Denis et la continuité du mouvement ouvrier en banlieue parisienne.
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Assemblée Nationale
Le PCF siège dans le groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), qui compte 17 députés à l'Assemblée Nationale (3,0 %). Le groupe inclut aussi quelques élus ultramarins.
Sénat
18 sénateurs au sein du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste — Kanaky (CRCE-K), soit 5,2 % du Sénat.
Histoire
Un parti né de la rupture de Tours en 1920
Le Parti Communiste Français naît en décembre 1920 lors du congrès de Tours. Une majorité des membres de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) vote l'adhésion à la IIIe Internationale communiste fondée par Lénine à Moscou, provoquant une scission historique avec la minorité socialiste restée autour de Léon Blum. Ce « grand schisme » va durablement structurer la gauche française en deux grandes familles.
Dans les années 1930, le PCF adopte la stratégie du Front populaire en s'alliant aux radicaux et aux socialistes. En 1936, cette coalition remporte les élections législatives et porte Léon Blum au pouvoir. Le PCF soutient le gouvernement sans y participer, et les accords de Matignon — signés sous la pression de grèves massives — aboutissent à des conquêtes sociales majeures : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires.
Le PCF, « parti des 75 000 fusillés »
Après l'invasion nazie de l'URSS en juin 1941, le PCF entre massivement dans la Résistance. L'organisation clandestine du parti, ses réseaux de militants et ses Francs-Tireurs et Partisans (FTP) en font l'une des forces de résistance armée les plus actives sur le territoire. Cette page lui vaut le titre — en partie contesté par les historiens — de « parti des 75 000 fusillés ».
À la Libération, le PCF est au sommet de sa puissance. Aux élections de 1945 et 1946, il rassemble autour de 26 à 28 % des voix, devenant le premier parti de France. Ses ministres participent aux gouvernements provisoires. Maurice Thorez, son secrétaire général, est vice-président du Conseil. Mais la guerre froide met rapidement fin à cette période de grâce : le PCF est exclu du gouvernement en 1947.
Déclin progressif et tentative de renouveau
Pendant les décennies suivantes, le PCF maintient une influence significative — syndicale via la CGT, municipale dans la « banlieue rouge » — mais voit son électorat s'éroder face à la montée du Parti Socialiste. L'Union de la Gauche signée avec le PS en 1972 autour du Programme commun débouche sur la victoire de François Mitterrand en 1981 : pour la première fois, des ministres communistes entrent au gouvernement. Mais cette expérience, perçue comme une mise sous tutelle socialiste, accélère le déclin.
De 20 % dans les années 1970, le PCF tombe à moins de 5 % au tournant des années 2000. Il participe à la gauche plurielle de Lionel Jospin (1997–2002), puis cherche sa place au sein du Front de Gauche aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (2009–2016), avant de rejoindre la NUPES en 2022 puis le Nouveau Front Populaire en 2024. En 2022, Fabien Roussel, en rupture avec la stratégie de liste commune, choisit de présenter une candidature propre à la présidentielle et obtient 2,28 %, redonnant au PCF une visibilité nationale inédite depuis des années.